lundi 30 mai 2011

Juste pour nous conforter dans notre idée que 2011 est l'année de tous les bonheurs musicaux, Is Tropical sortira son album le même jour que WU LYF. On regrette un peu de pas pouvoir leur poser deux trois questions (à nouveau héhé), parce que leur dernier clip est finalement assez étrange sur le fond. Amusant, mais étrange. La chanson par contre, on la valide à 200%.



C'est aussi l'occasion de rappeler que Is Tropical fait souvent n'importe quoi.

lundi 23 mai 2011

Après vous avoir parlé de Misteur Valaire en très bien , on a enfin eu la chance de voir nos nouveaux québécois préférés au festival Rock'n Solex. C'était un excellent "show", avec  un concentré d'énergie et de morceaux géniaux et inventifs. C'était alors l'occasion de se servir à nouveau de notre libellé "entrevue", un peu en déperdition depuis notre causerie fort sympathique avec We Are Wolves. On a donc tenté pour vous de comprendre de quoi ils nous causaient au juste, mais c'était pas bien évident.

 
JNSPUF! : Commençons vite et bien : Qui est Misteur Valaire ?

Luis (Percussions, voix) : Misteur Valaire, c'est 5 personnes qui habitent à Montréal mais qui viennent de Sherbrooke. On fait de la musique dite électronique, qui va du hip hop à la pop parfois orientée vers le rock, avec une instrumentation variée et dansante. Voilà.

Kilojules (Batterie) : Sans guitare l'instrumentation !

JNSPUF! : Comment est-ce que vous composez vos chansons ?

France (Basse) : T’as déjà fait des legos ?

Tous : Oh ouais, ça commence !

France (avec l'air de nous donner l'astuce pour échapper à la fin du monde) : Composer une chanson, c’est comme faire des legos. Tu prends une brique, puis après tu en met une deuxième à côté. Puis après ça tu met une troisième brique sur les deux premières et ça leur permet de tenir ensemble. Et à la fin quand on aime ce que ça donne, on dit tous «Yes on a une nouvelle compo !».

JNSPUF! : Et si vous aimez pas vous cassez tout ?

France : Ouais. Et on recommence. D’abord une brique, puis une deuxième, puis une..

JNSPUF! : Ouais, ok. Plus sérieusement, vous composez à partir de quoi, l’électronique, l’harmonie ? Plutôt instrument virtuel ou classique ?

Roboto (Piano, Trompette) : On n'a pas d'ordinateur pour composer, on en avait un mais on l’a cassé.

DRouin (Synthés, Saxophone) : On l’a ouvert, mais pas dans le bon sens.

Kilojules : Les chansons sont basés sur des beats qu’on programme et on ajoute les instruments dans l’ordre.

France : Mais il faut quand même dire que les paroles dictent vraiment la chanson, en général elles arrivent avant. C’est Luis qui les écrit.

Roboto : Luis, il anime en quelque sorte les chansons.

Luis : Pour toutes les chansons qu'on a composé, j’écris une sorte de texte introductif pour exprimer la direction qu’on veut que la chanson prenne. Après ça, on brûle ces paroles là, et on demande à d’autres gens de composer d’autres paroles par dessus.

Roboto : Mais tu continues au fond de toi de les animer malgré tout.

Luis : Oui, je les anime, c’est sur, même quand on les jouent. C’est comme une ligne directrice en prose que les gars expriment en musique. Souvent autour des couleurs.

DRouin : Ca fait combien de temps que t’animes d'ailleurs ?

Luis : Ca fait un bon bout de temps que j’anime.

Kilojules : Mais dans l’ensemble cette prose là tourne toujours autour d’un même sujet : les doigts qui puent.

Luis : C’est vrai qu'en général, même si ça m’arrive de m’écarter un peu du sujet, de parler de couleurs, d’odeurs, effectivement ça tourne souvent autour de mes doigts, ou les doigts de quelqu’un d’autre qui vont aller sur un clavier, jouer d’un instrument, mais toujours ces doigts qui puent, jamais ils s'arrêtent de puer. C’est le fil rouge de notre discographie.

JNSPUF! : Euh ok. Sinon c’est quoi pour vous la différence entre le français et l’anglais quand vous écrivez les paroles ? Qu’est ce que vous préférez utiliser et quand ?

Kilojules : Alors les différences principales c’est qu’en français on dit «Ze» et en anglais on dit «The» par exemple.

Luis : Toutes les paroles qui vont inspirer les chansons, les odeurs, les couleurs, tout ça c’est écrit en français, mais après les paroles qu’on retrouve sur l’album, c’est indépendamment en anglais et en français, mais c’est important pour nous qui venons du Québec que la démarche de base soit une démarche en français. Les doigts qui puent.

Kilojules : No «fingers» !

JNSPUF! : C’est quoi la question qu’on vous pose trop et pas assez ?

Luis : Il y a deux questions où on est un peu tannés de répondre c’est pourquoi Misteur Valaire et notre meilleur et pire souvenir de concert. Mais dans l’ensemble, une chose que j’ai remarqué, c’est qu’en France, les gens lisent les entrevues des autres, et donc du coup ils posent des questions sur des réponses qu’on a donné la veille, souvent un peu sorti du contexte malheureusement et c’est dommage. Mais c'était quoi la question déjà ?

DRouin : La question qu’on nous pose trop et celle qu’on se fait pas assez poser !

Luis : Ah oui, on parle un peu trop de modèle économique aussi et c’est vrai que c’est important, mais bon nous on aime aussi parler de notre musique un peu quand même. Alors oui on donne notre musique sur internet gratuitement, mais c'est plus un outil que le centre de notre démarche.

Kilojules : On se fait pas assez poser la question "Vous bossez pas pour des peanuts ?" je pense.

JNSPUF! : Même si vous en avez marre, vous voulez pas nous dire quand même votre pire et meilleur souvenir de concert ?

Luis : Si, si, ça nous dérange pas, bien au contraire ! En plus France, il a une super anecdote à raconter !

France : Est-ce qu’en France vous avez ça aussi la diarrhée ? C’est un phénomène répandu chez vous ? Parce que chez nous pas trop en fait. Bon mais en gros une fois on donnait un concert au Canada et dès la deuxième chanson, j’avais envie de tracer. J'ai quand même tenu presque tout le concert, mais bon les gars ont du m’attendre pendant le rappel. Tout le public qui criait «Let’s Go France !» c’était un grand moment.

DRouin : Et donc maintenant on va vous raconter notre pire souvenir de concert !

Kilojules : On jouait dans un festival extérieur, sous un grand chapiteau démontable, et il s’est mis à faire vraiment mauvais, de la pluie, du vent enfin tout quoi, c’était un espèce de cataclysme et le plafond à vraiment failli nous tomber dessus. C’était pas l'fun.

samedi 21 mai 2011

Post-psychédélico-sidérale pop, un concept breveté par Greenwood alors en grande forme à l'écoute du dernier disque de Yeasayer. Je pensais pas sur le moment me resservir autant de cette idée qui décrivait assez habilement l'exhubérance synthétique à tendance néo-hippie de la clique de Brooklyn, MGMT inclus de manière évidente.

Le phénomène tend visiblement à s'exporter en France, avec une préférence particulière pour la French Rivieira, puisqu'après les niçois de Quadricolor et leur intérêt pour Late Of The Pier, on découvre à présent les tout jeunes et sympathiques Hyphen Hyphen qui ont également grandi à l'ombre du soleil et qui s'avèrent également amateurs de pop nerveuse et synthétisée. Leur récent EP signale rapidement des passions multiples :
- Les guitares cleans précises et/ou disco (oui comme Foals voilà)
- Le paganisme
- Star Wars ("Chewbacca I'm Your Mother" nous déclare leur EP. Pourquoi pas, mais pas sûr qu'on puisse en faire 6 films de cette idée là)
- Les percussions tribales
- Les synthétiseurs distordus
- Les constructions à tiroir et les morceaux changeants
- L'énergie de la jeunesse

C'est beau, c'est encore un peu hasardeux (les voix notamment) et parfois ça loupe un peu, mais c'est  quand même très prometteur.

jeudi 19 mai 2011


Burst Appart n'est pas un album très rigolo, loin de là. Avec ce deuxième album, le groupe de Peter Sielberman explore des univers au mieux tristes sinon désespérés : en témoignent autant les textes que la musique. The Antlers est un groupe de Brooklyn mais pas vraiment du genre de ses voisins MGMT. Leur côté "adulte" se marie plutôt assez bien avec The National, dont ils ont fait les premières parties et leur son est un condensé étonnant de trip hop, pop glaciale et voix blanches.

Le single Parentheses et sa rythmique très sombre proche du trip-hop de Massive Attack cache un album plus brumeux qu'obscur, plus froid que noir. Le facteur commun entre tous les titres, c'est cette ambiance dépressive, down-tempo, souvent vaporeuse de laquelle surgit une voix très haute angélique, aux intonations assez irréelles : proche de Sigur Ros dans les aigus et de la voix blanche d'un groupe comme Gravenhurts plus bas.

Se dégage de l'ensemble une grâce certaine, lointaine, détachée voire désabusée ; on pense parfois à la fragilité et l'émotion de Mercury Rev. Car si l'ambiance est froide et embrumée la lumière n'est jamais bien loin, quelle surgisse d'une envolée vocale de Peter Sielberman ou d'un refrain plus pop comme sur Every Night My Teeth Are Falling Out, on distingue toujours une étincelle au fond de l'abîme. Tout ça me donne envie de creuser et d'écouter le premier album.







À la revoyure (plus vite que la dernière fois en tout cas).

lundi 16 mai 2011

Comme d'habitude, on ne peut pas passer notre vie à écouter des disques (mais on aimerait bien hein pourtant) alors on arrive forcément en retard sur beaucoup de choses. Le nouvel album de la Suédoise Lykke Li est l'exemple même de disque qu'on aurait voulu attendre impatiemment, guetter les moindres leaks (ne serait ce que pour le jeu de mot) histoire de se prendre en pleine tronche un opener digne de ce nom comme on en avait pas entendu depuis beaucoup trop longtemps. Youth Knows No Pain, petite tuerie qui fait vite oublier la dernière chanson que j'avais pu écouter de la demoiselle, l'excellente mais relativement gentille Let It Fall.



On a devant nous avec Wounded Rhymes un album ambitieux, une véritable oeuvre musicale qui est à des années lumières des considérations de genre (et on se sent un peu con à tout vouloir catégoriser du coup), un album qui reflète l'univers désolé mais plein d'espoir de la chanteuse. Sadness is [her] boyfriend, après tout.

Une pop sexuée mais pas nécessairement vulgaire, qui s'amuse avec l'auditeur plus qu'il ne l'aguiche indélicatement, voici pour le côté mystique et sombre de l'album. Un univers assez tribal qui marque les excellentes Get Some, Jerome, Youth Knows No Pain ou Rich Kids Blues et qui n'est pas sans rappeler les autres suédois de The Knife, en version électrique bien évidemment. Toujours est-il que le reste de l'album n'est pas en manque d'excellentes chansons, on sent la chanteuse extrêmement mature dans la composition, avec la capacité de s'approprier la formule couplet/refrain pour en faire pratiquement tout ce qui lui passe par la tête, sans jamais négliger les mélodies qui font le coeur des chansons. Sadness Is a Blessing est particulièrement incroyable pour ça.

Et si l'ambiance des singles est relativement différente de celle de son premier album, on retrouve assez vite ces marques sur des chansons plus lentes qui font honneur à la tradition assez onirique  et quasi littéraire de la chanteuse. Love Out Of Lust ou bien Unrequited Love qui démontre bien l'aisance avec laquelle Lykke Li passe d'une voix soul à un timbre plus enfantin et doux. Là encore la comparaison avec The Knife est assez notoire.

En général, on distingue les albums qui s'écoutent facilement de ceux qui sont faits pour durer. Et bien, j'ai personnellement envie de croire que cet album de Lykke Li est des deux bords.








C'est le genre de chanteuses qui passent à la Route du Rock en plus ça non ?

samedi 14 mai 2011

Je vis plus pour grand chose mis à part la sortie de l'album de Battles en ce moment.




Du coup je regarde en boucle cette vidéo, qui est donc l'équivalent de Tumblr résumé en 4.45. Et wow c'est génial/ça pique les yeux/j'ai pas tout compris à l'histoire/putain y'a de la nourriture dedans. Mais sinon, les réalisateurs dont la santé mentale est sans doute légèrement menacée à l'heure actuelle ont également réalisé tout un tas de chouettes vidéos dont je n'avais jamais entendu parler (à mon grand dam) et se nomment donc Canada. Simple à trouver sur Internet, comme toujours. Leur univers est très particulier, leurs vidéos très épurées, stylisées et très artificielles  et oscillent constamment entre le sensuel et le relativement écoeurant. Cf. cette vidéo, très proche de celle de Battles, pour El Bombay, un espagnol à la musique assez intéressante.



Et sinon je sais pas ce que je foutais l'an dernier, mais j'ai complètement raté la sortie du troisième album des Scissor Sisters dont le clip du single a été réalisé par Canada également. Comme c'est fou tout ça. Le clip est très sale mais la chanson ressemble à une version disco d'Another Brick in The Wall (pt II) et c'est cool.



Et pour terminer un autre retour en 2010 avec ce clip réalisé pour Two Door Cinema Club qui n'est pas fantastique mais qui a le mérite de nous montrer certains effets très réussis.

jeudi 12 mai 2011

Si je vous dis folk lumineuse, choeurs aériens et bal(l)ades dans la campagne, il est probable qu'à cette occasion, vous ne manquiez pas de mentionner le dernier album des Fleet Foxes. Certes, mais si j'ajoute à la liste des grosses guitares blues, noisy en diable, là vous me regardez avec un air circonspect et vous aurez raison.

Car non mes amis, l'heure n'est pas à nos réjouissants bûcherons pour l'instant, mais bien à un autre groupe à visée tout aussi intemporelle : les excellents Glaswegiens d'Haight Ashbury. Le quartier hippie de San Francisco donne son nom à un groupe qui aurait tout aussi bien pu s'appeler LSD Power, ou Woodstock For The Win. On a donc face à nous un grand disque de psyché-folk d'inspirations sixties. Jusque là rien de bien folichon me direz vous.


Mais là où ce trio est très fort, c'est lorsqu'il ajoute aux choeurs célestes noyées dans un écho surréel une seconde ambiance, beaucoup moins enfantine pour compléter ce mélange audacieux. Une ambiance faite de voix suave et de guitares saturées, d'aucun parle de croisement entre the Mamas & the Papas et Jesus & Mary Chain, j'y vois une porte secrète entre Warpaint et les Kills.

Et s'il faut quelques temps pour se frayer un chemin dans les méandres sinueux de ce disque un peu fou, l'album contient de toute évidence de vraies tubes en puissance (Freeman Town, Mothers Ruin, Don't Let Your Music Die) dotés de refrains et de mélodies qui dépassent le cadre du simple joueur de guitare champêtre. Beaucoup de fausses pistes pour cet album malin qui ne s'assagit (Sympathetic Strings, Million Man March) que pour mieux nous surprendre.

On regrettera toutefois une production de ce disque pas toujours au top (c'est le problème des hippies, ils forcent toujours un peu trop sur la reverb), et un disque qui dure pratiquement une heure, donc forcément niveau concision et clarté du propos, c'est pas toujours ça non plus. Se trouver une identité sonique aussi forte dès le premier album étant déjà une vraie réussite, on ne blâmera pas trop Here In The Golden Rays.



dimanche 8 mai 2011




Pas beaucoup le temps d'écrire, partiels obligent, donc je fais très court en vous conseillant vivement le dernier album de Panda Bear. L'un des leaders des immanquables Animal Collective, qui nous avait déjà réjouis avec le très bon Person Pitch mais qui réussit à donner encore une dimension nouvelle à sa pop aquatique d'une grande originalité avec ce nouvel album Tomboy.

Des chansons plus courtes, plus lentes peut-être, mais toujours ce talent pour créer une ambiance très particulière, pleine de nappes, de sons électroniques et autres bizarreries psychédéliques. Un très bon disque qui aurait mériter mieux qu'une pause rapide entre deux révisions... avec un hourra pour Alsatian Darn et son final aussi entêtant qu'époustouflant !








À dans 15 jours...

jeudi 5 mai 2011

On peut vous dire qu'on oubliera pas de vous parler du feu les amis.


GO TELL FIRE TO THE MOUNTAIN from LUCIFER YOUTH FOUNDATION

dimanche 1 mai 2011

[Avertissement au lecteur : Si tu t'en fous de ma vie et que tu as juste voulu voir ce que je raconte sur les Strokes et les Kills, rend toi directement au paragraphe numéro 4]

Taraudé par tout un tas de cruels dilemmes moraux, je me retrouve devant l'impossibilité de ne pas vous parler des deux grands disques des deux très grands groupes qui sont sortis cette année.



Il y a d'abord eu l'Angles des Strokes paru en grande pompe et le Blood Pressures des Kills, plus modestement annoncé. A priori, il n'y a pratiquement pas de liens entre ces deux albums, si ce n'est la procrastination de l'équipe expliquant leur absence commune sur ce blog. Et pourtant, au fur et à mesure que je repoussais sans cesse les deux articles à leur sujet, je me suis rendu compte qu'on pouvait quand même faire un parallèle entre les deux. Idée complètement stupide et sans doute très artificielle, mais maintenant que je suis lancé, autant tenter d'en faire quelque chose. Comme quoi, la procrastination peut sauver le monde des fois, mais pas trop quand c'est moi.

Je n'ai pas soumis l'idée au comité de rédaction de JNSPUF!, mais je pense que l'idée du diptyque, du face-à-face et du parallèle, ça leur aurait vachement plu (peut être plus que les albums en eux-même d'ailleurs ?).

Donc voici pour l'introduction sur le pourquoi du comment. 

Dans l'apparence et les détails, j'ai un peu de chance, les deux albums se ressemblent sur beaucoup de points. Un excellent opener pour les deux (Machu Picchu, Future Starts Slow), et un single habilement placé derrière pour un combo d'ouverture qui parvient habilement à renouveler la formule des deux groupes qui en sont quand même à leur quatrième galette. Sur Angles comme sur Blood Pressures, on distingue les souhaits de changement, mais on retrouve assez bien nos marques dans les premières chansons. The Kills choisissent le skank et les Strokes lissent leurs guitares distordues pour un son définitivement plus années 80 qu'à leur habitude, mais dans l'ensemble, on est loin de crier à l'imposture.

Puis, de manière similaire, des gimmicks connus reviennent (Metabolism, Heart Is A Beating Drum), une ballade réussie sépare l'album (Call Me Back, Wild Charms), et tous deux tentent de nouvelles choses (le calme pour les Kills, les synthétiseurs pour les Strokes).

Mais si les deux albums présentent des points communs, il faut reconnaître que l'esprit général des disques n'est pas véritablement comparable. Alors que les Kills sont dans une progression constante vers une soul plus apaisée depuis le blues fiévreux des débuts, progression qui s'est toujours fait sans compromettre une production lo-fi, les Strokes nous présentent un album beaucoup moins cohérent, avec des erreurs de parcours*, des chansons hors-sujets (You're So Right, excellente au demeurant), de la grosse production, mais une variété de styles assez étonnante.

Et si je dois reconnaître que j'aime énormément Angles, malgré tout les défauts sus-mentionnés, son côté approximatif souffre beaucoup de la comparaison avec l'excellence et la concision de Blood Pressures. Et dans ce sens, les pochettes reflètent plutôt bien mon sentiment.

The Kills - Blood Pressures







The Strokes - Angles








Et pour aller avec mon sentiment mitigé, je vous dirais que je suis également très déçu par l'album des Wombats (malgré mes attentes assez faibles) mais que j'attend avec impatience le nouvel album des Sons & Daughters, dont le teaser fait quand même un peu briller mes yeux.

* J'ai quand même pensé à Mika et à Muse à l'écoute de certaines chansons.