jeudi 11 août 2011

On sait qu'on vous arrache à des activités estivales trépidantes, car nous même nous sortons légèrement des tréfonds de notre mutisme, mais dans la vie il y a des choses importantes, comme ces interrogations qui s'imposent à nous à la veille de

La Route du Rock 
Collection été

(Oui, c'est les vacances.)

1. Sera-t-on suffisamment courageux pour rester le vendredi soir au dernier concert d'Aphex Twin, qui nous fait quand même un petit peu peur ?  

2. Nous réfugierons nous à l'Escalier pour l'after en compagnie de Brodinski ce même soir pour tortiller nos fesses sans crainte ?

3. Battles seront-ils à la hauteur de nos attentes ? (et croyez nous elles sont plus hautes que la cymbale de son batteur)

4. L'eau chaude de notre thermos tiendra-t-elle jusqu'au dimanche matin ?

5. Y'aura-t-il des garçons de moins de 30 ans avec des cheveux sur les côtés ? 

6. D'ailleurs, peut-on rester hype en campant ?

7. Cults sera-t-il seulement un bon album idéal pour ne rien faire pendant l'été, ou leur concert nous fera-t-il rentrer au sein d'un univers plus mystérieux, plus sombre, plus profond, plus épais, plus consistant, plus nourrissant, et moins diététique que cela ?

8. Aurions nous dû prévoir plus large en pain de mie ?

9. Mogwai soulevera-t-il la terre comme prévu ? 

10. Mais y'a de la pluie tout le temps tout le temps ou ... ?

11. La prestation de The Kills nous ramènera-t-elle à une dure réalité blasante ou sera-t-elle en phase avec l'amour inconsidéré que nous portons à eux, et à chaque partie de leur discographie (oui même le dernier album.) ?

12. Est-ce qu'attirés par l'odeur de nos bières pas fraîches et pas chères, et par les fanions JNSPUF! astucieusement fixés sur nos tentes, vous viendrez partager un verre de l'amitié avec nous et répondre à ces questions essentielles ? (ou à d'autres)

Bon allez, on vous laisse, on a des ponchos en sac poubelle à préparer.

En bonus, le bêtisier des titres envisagés pour cet article. (Clé pour la compréhension, les habitants de Saint-Malo s'appellent les malouins).
La déroute du rock.
J'ai mal aux seins.
La route du rock, c'est malouin de chez nous que les Eurockéennes.
La croûte du rock.

Marion & Cassius
Foster the People fait partie de ces groupes qui font du MGMT-like comme c'est pas permis mais comme c'est globalement très bien fait, on ne peut qu'adhérer. Cela ne va pas jusqu'au copier-coller mais les ressemblances sont sur certains morceaux assez troublantes (la fin de Waste). Leur côté psyché n'est pas trop revival 60ies ce qui est déjà assez original. Mais cela a son pendant négatif : à vouloir s'émanciper de la pop par un côté dance, ils en deviennent un peu surexcités. Il ne faut mieux pas écouter Torches en boucle, au risque de chopper le même genre de mal de crâne que provoque une écoute prolongée de The Go Team!


Mais bon, avouons que ce disque à la qualité non-négligeable de contenir pas mal de summer-tubes-hyperglycémiques-réjouissants et finalement pas beaucoup de soupe RobbieWilliamesque (un peu quand même). Il y a plein de chorales, un son de disques rayés récurant, des refrains power-pop, un chanteur mêchu, des cris de singes, des cuivres, des stadium anthems... Bref, tout ce qu'il faut... et même un peu trop.


À retenir : Call it What You Want, Houdini, Life on the Nickel.






















A la revoyure.


jeudi 4 août 2011

Le sens commun musical répète inlassablement que c'était mieux avant, que le rock des sixties et des seventies, c'était quand même aut' chose que vot' musique de merdeux là, et qu'au moins à l'époque il y avait encore des vrais groupes qui déplaçaient vraiment les stades. Et des fois je pense pareil et j'écoute de la musique de vieux. Mais ma musique de vieux préférée, c'est celle des années 80. Là vous venez de m'imaginer en train de chanter et danser la chenille. Si si j'ai bien vu. Bon c'est pas bien grave, mais vous êtes un peu à côté de la plaque, parce qu'en vrai moi j'ai profité de l'inactivité musicale estivale (disquairement parlant entendons nous) pour venir vous parler du post-punk et de la new-wave. C'est un genre relativement populaire, parce que remis au goût du jour avec Franz Ferdinand, Bloc Party and co, mais en vrai moi l'influence parentale m'avait de toute manière plus orienté du côté du trio qui va suivre que du côté des hippies.

Pour moi, la passion de cette époque part du punk anglais, des Clash avant tout, un groupe dont il est inutile de démontrer par A + B l'importance et l'excellence. En vrai, c'est sans doute l'explosion simultanée des Clash et des Sex Pistols qui lance la machine, mais les Sex Pistols sont surtout un symbole plus qu'un groupe aujourd'hui. Et d'un coup débarque un de mes groupes préférés de l'époque, Killing Joke. Ils posent tout simplement les caractéristiques sonores des années 80 en dévoilant des guitares tranchantes, des synthés devenus caractéristiques, une basse bondissante, une batterie tribale et un chant scandé. La voix écorchée a influencé de gens comme Nirvana, Metallica, Korn et compagnie. Oui la fin de la liste vous fait peut être moyen rêver, mais n'empêche que Killing Joke est un groupe à l'humour noir génial, moins bourrin qu'il n'en a l'air, et qui a même fait des merveilles pop et kitsch telle que Love Like Blood par la suite.


Au même moment paraît Entertainment! de Gang Of Four, un disque aussi génial que méconnu, bien plus influent que son succès commercial ne le laisse paraître. Si vous n'avez jamais écouté Damaged Goods, Anthrax ou Natural's Not In It, il est temps de vous y mettre. En plus de 30 ans, leur son n'a quasiment pas vieilli, fait rare pour être mentionné.


Et puis les Talking Heads pour finir, les plus connus de mon trio gagnant, parce qu'il est important de rappeler le génie de ces quatre new-yorkais capable de réconcilier avec une simplicité affolante le funk et le punk. Leurs mélodies surprenantes et l'excellence de disques comme Fear Of Music ou leur chef d'oeuvre Remain In Light en font un groupe culte des années 80.