mardi 3 mars 2009

Klang !

C'est sous couvert d'une onomatopée fracassante, quoique légèrement teutonne que les Rakes nous balancent leur troisième album en pleine tronche, dans un fracas de formes héritées d'un Tangram chinois.

You're in it ouvre l'album, et dès le début, il y a quelque chose qui cloche. Certes le riff de guitare est très très catchy mais la mémoire auditive se met en marche et murmure un truc du style : "C'est cool, mais ça ressemblerait pas au pont de l'excellente I'm Your Villain de Franz Ferdinand ?". Et de fait, le refrain de la dite chanson enchaîne sur un vrai plagiat mélodique de You Could Have It So Much Better. M'enfin s'il n'y avait que ça, ça pourrait encore passer inaperçu auprès de non atteint de franz mania, mais il s'avère que les Rakes ont par dessus le marché, bien écouté et bien digéré un vaste répertoire de rock anglais.

(Démo en 7 points)
1. Sa voix ressemble de plus en plus au chanteur d'Art Brut sur certains passages de Shackelton, c'est flagrant.
2. Le piano et les dissonnances de The Woes Of The Working Woman sont franchement Clap Your Hands Say Yeah.
3. Le chorus de cette même chanson est sous inspiration Fratellis et spécifiquement Chelsea Dagger.
4. On frôle le math rock à la Foals sur les guitares décalées de 1989 auquel s'ajoute un gimmick de voix bizarre et incongru dans le style de Battles.
5. L'intro de batterie de That's The Reason est copié collé de Close To Me des Cure.
6. On aperçoit des petites mélodies de Mullers Rachet qui sonnent comme Metronomy
7. Le bruitisme electro de Mullers Rachet est bien tenté mais Late Of The Pier l'a déjà fait les p'tits gars.

Ca fait quand même pas mal de sources d'inspiration et étonnemment, malgré cela les Rakes se diversifient et créent un album rapide, efficace et varié qui parvient à unifier tout ce bazar des constructions variés, un peu comme la pochette finalement, avec un certain décalage qui fait le côté plutôt sympa du disque. On retrouve donc bien les petites manières étranges du chanteur, les guitares claires au possible (limite tranchantes et aggressives) ainsi que les lignes de basses relax et sympa. Les riffs violents ne laissent aucune place au silence, étouffé par des montées et des descentes mélodiques soutenues elles mêmes par des accords de puissance qui synthétisent parfaitement et habilement Bloc Party et Franz Ferdinand. A écouter pour rigoler d'abord un peu, puis apprécier ensuite.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Ici en fait c'est un texte caché. C'est un peu comme une chanson cachée, tu sais pas trop pourquoi c'est caché et tu sais pas à quoi ça sert, mais c'est plutôt sympa. Et puis au moins, cette bonne parole sert de récompenses aux aventureux prêts à braver la tempête et poster un commentaire.
Bonus maxi inédit : "Il est plus facile d'attraper les oreillons par contagion qu'un moustique au lasso par occasion et par surprise." (P.Dac)