dimanche 31 octobre 2010

Amis lecteurs de tout bord, voici l'occasion de vous consoler de l'hiver qui approche, et de patienter en attendant le grand retour de Greenwood qui semble avoir découvert un excellent groupe à vous faire partager. Et oui, désormais, vous pouvez retrouver toutes nos belles playlists de l'année en mp3 juste en dessous et bien sûr sur le merveilleux site 8tracks, c'est chouette non ?

Crazy Rhythms (04/10)_


"This is sprummer, dude !" (05/10)_


Seek Magic (06/10)_

Sunshine + Rain / by Geometry (07/10)_


I think there's a party downstairs (09/10)_


Lucien (10/10)_




mardi 26 octobre 2010

Je vous préviens, je suis très énervée.

Ce qui m'agace présentement, c'est le cas Young Michelin. A la base moi j'étais plutôt contente quand ils ont été couronné vainqueurs CQFD, vu qu'une écoute rapide de "LES COPAINS" m'avais plutôt convaincue. Je vous laisse imaginer ma déconfiture lorsque je me suis rendue compte que sur les autres chansons, non seulement ils chantaient (ok, pas un tort en soi), mais ils chantaient en français. Et d'un seul coup la révélation "putain on dirait Indochine". Comment se relever d'un coup pareil ? Il m'a pour cela fallu affronter une vague de culpabilité due à cette terrible vérité : s'ils chantaient en anglais, je kifferais ma race. Donc remise en cause de mon moi musical profond (un écouteur de musique digne de ce nom saurait passer outre un détail aussi insignifiant). Donc énervement.

Mais le pire c'est que j'ai continué à écouter l'instrumentale " LES COPAINS", et ai développé une légère addiction. Bon pas si légère, il m'en a fallu plus. Et vite. Et l'inévitable est arrivé : me voici désormais avec le besoin irrépressible d'écouter n'importe laquelle de leurs chansons. (inserez ici une phrase contenant l'expression consacrée "mélodies addictives"). Donc énervement.

En résumé, c'est super kitch, j'assume pas forcément, mais c'est trop bien. De toute façon j'ai d'autres sujets d'inquiétudes en ce qui concerne mon intégrité musicale, vu que la BO des amours imaginaires tourne en boucle et il y a beau y avoir "the knife" à l'intérieur, c'est loin d'être intégralement assumable (coucou Indochine). A ce sujet on dit merci Automatic Druggie pour le 8tracks.

vendredi 22 octobre 2010

Quand on a créé JNSPUF! il y a plus d'un an, ça paraissait plus un projet anglophile que francophile. Finalement, ça a bien évolué. La faute à deux choses bien chouettes : CQFD et les Transmusicales (Bars en Trans inclus).

CQFD (Ce Qu'il Faut Découvrir, le concours des Inrocks quoi), c'est très rigolo :

Déjà on peut retrouver les noms des groupes qu'on a vu une, deux, trois fois dans d'obscures salles et trop les soutenir. Parce que Basse Normandie represent et qu'on a fait une colo avec machin et que c'est un super pote à eux, qu'on a bu un coup avec le chanteur, qu'on a une copine qu'était dans un groupe avec leur bassiste ou que lui là il était dans le même lycée que nous. Coucou Belone, les Lanskies, les Russian Sextoys et autres Shellys.

Et également (même si c'est un peu accessoire) on peut découvrir des nouveaux groupes. Ce qui est plutôt très positif, parce que ça permet ensuite d'avoir un point de départ pour explorer la programmation ultra-pointue des Transmusicales (particulièrement pointue cette année) et également celle des Bars en Trans. Chouette comme tout, la programmation n'est pas encore sortie, mais on peut quand même vous dire qu'il y a quelques petites découvertes vraiment, vraiment géniales. Genre tentez votre chance du côté de Nice, de la Belgique, ou de NTM, sait-on jamais.

Pour ce qui est des Trans, on vous dresse une petite liste des groupes qu'on essayera de pas manquer :

Furs



Toute nouvelle découverte, Furs montre que l'influence de Foals est grandissante sur la jeune scène française. Une electro froide combinée aux guitares cristallines made in Oxford, on a hâte de voir ce que cela peut donner en concert.

Egyptian Hip Hop



On en a pas encore parlé ici, mais on a vu Egyptian Hip Hop en concert à Londres cet été, et c'était particulier. Pas fantastique, mais bizarrement attirant. Tantôt excellent, tantôt bancal, très souvent fragile, les mancuniens sont la relève indie aux côtés de Delphic et Everything Everything. Les moins connus de la bande, leur accoutrement peut vous permettre de sortir vos vêtements moches et criards et passer pour cool. Leur musique est foutraque, mais surtout un véritable et génial mélange de genres. On espère qu'ils ont gagné en prestance live. Sinon, on ira écouter du vrai hip hop égyptien.

Toxic Avenger




De la techno qui tabasse avec autant de subtilité qu'un éléphant remixant les Bloody Beetroots, mais les clips sont vraiment beaux. On sera sans doute pas à leur concert, mais on regarde souvent Toxic Is Dead.

  
Belone





Belone, c'est des gens de Saint-Lô qui partent donc avec un capital sympathie assez grand. En plus, Greenwood en a déjà parlé, on les a vu à la CQFD party au Cargo et c'est vraiment bien. Sunshine pop américaine au refrain fédérateur et avec une pointe d'electro, To The West va vous convaincre, c'est certain. Les Beach Boys ont encore de beaux jours devant eux.

DJAK

Djak, on vous en a aussi déjà parlé à l'occasion d'un article sur le revival 90s, c'est des Angevins très doués, étonnamment complexes, et super forts quand il s'agit de reprendre La Roux. De l'art de marier Horchata et Gin & Tonic, on vous disait.

Concrete Knives

Egalement déjà évoqués sur ces mêmes pages, et également normands (je vais bientôt vous balancer Made In Normandie à ce rythme là), Concrete Knives, c'est juste l'art de prendre le meilleur de chaque décennie musicale pour créer de la musique pop, douce et optimiste, dans tout ce qu'il y a de plus classique.

Is Tropical





Nouveaux venus de Londres, Is Tropical vient de signer chez Kitsuné. Ils tentent de remettre le skate et le foulard de manifestant au goût du jour mais c'est pas tout. Ils ont également l'art de marier le son crade et indie des guitares enregistrés sur un 4-piste (le fameux mouvement shitgaze de Wavves, Vivian Girls, et compagnie) avec ce qui se fait de plus actuel en terme de son 80s, et du coup on arrive presque à du Joy Division en moins inquiétant. Leur nouveau clip est également très beau, et When O'When une petite merveille pop sursaturée.


Salem





Se revendiquer gothique aujourd'hui est toujours une tâche plus ou moins compliquée, Salem le décomplexe à coups d'electro-rock plus sombre que la plus sombre des catacombes. Sorciers psychés et mystiques, les trois américains risquent de donner un concert très particulier.

The Lanskies

La base musicale de tout caennais. On les a vu et revu, approuvés maintes fois et dans diverses occasions, et c'est vrai on devient un peu blasés, mais c'est très bien et il faut aller les voir en concert.

Wu Lyf





Un des groupes actuels les plus singuliers, Wu Lyf (pour World Unite/Lucifer Youth Foundation) se pose contre la sur-médiatisation du monde musical et conçoit tout un projet visuel et artistique autour de sa musique, ainsi qu'une dissimulation volontaire de ses morceaux et de son identité. Ils n'ont accordé qu'une interview à Libération sur un malentendu (ou à moins qu'il soit devenu un journal d'extrême-gauche entre temps). Une voix ridée et torturée reconnaissable entre mille, un instrumental original, Wu Lyf est "épique" et "surpuissant" en live. In Libé We Trust.

Crocodiles

A ne pas confondre avec les Strasbourgeois du même nom (d'ailleurs vous pouvez deviner assez aisément d'où vient l'absence d'image pour ce groupe), les américains de Crocodiles exploitent bien la veine pop et shoegaze actuelle. Mais pas une enième copie plate de Best Coast, on trouve un petit côté bluesy dans les guitares extrêmement chouette. En plus, le refrain de Hearts Of Love est tout simplement fantastique.

Et vu qu'il en reste encore au moins le triple à découvrir, il faut mieux se précipiter pour acheter ses places.

Marion & Cassiu¨s

dimanche 17 octobre 2010


Baden Baden font partie d'un patrimoine national musical dont on peut largement se vanter. Ils ne vont pas tarder d'ailleurs à sortir un EP très chouette intitulé 78. Du coup, quand on les a vu à la programmation de l'Ubu, on est allé leur poser quelques questions histoire de tâter de la station balnéaire (ainsi que les suédois Shout Out Louds fort sympathiques par la même occasion). En vrai, Baden Baden sont gentils, et disent des choses très intelligentes et aussi très très bêtes. Un peu comme nous en fait.







JNSPUF! : Salut Baden Baden, vous voulez bien vous présenter pour commencer ?


Guillaume : Bassiste & chanteur de Baden Baden.

Eric : Guitare & chant également.

Julien : Guitare & choeurs.

Gabriel : Batterie.

JNSPUF! : Vous aviez pas des pseudonymes à la base ?

Gabriel : On a abandonné. On voulait tous s’appeller John D., John W., John G. C’était une blague entre nous, mais finalement on s’est dit que ca pouvait être pas mal que les gens mettent un vrai prénom sur nos têtes.

JNSPUF! : Et c'est bien normal. Et sinon ça se passe bien le début de la tournée avec Shout Out Louds ?

Gabriel : Ouais, c’était la première date hier soir à la Maroquinerie, c’était très sympa.

Le barman de l'Ubu (qui s'incruste un peu pendant l'entrevue mais qui offre du cidre donc on l'aime bien quand même) : Vous êtes d’où vous ? 

Guillaume : On s'est installé sur Paris, mais on vient d’ailleurs, comme quoi, ça peut arriver à des gens bien.

Gabriel : Moi par exemple je viens du Havre.

Guillaume : Du coup vous êtes un peu cousins non ? Normands, bretons ?

Le barman de l'Ubu : Moyen quand même.

JNSPUF! : Ouais bon bref, sinon dans une interview, vous aviez dit que Baden Baden c’était pour être bien placé dans les classements de disques, à côté des Beatles particulièrement ?

Gabriel : Non, ça c'était une blague aussi.

Guillaume : Si on voulait être bien placé, on se serait appelé Aaron plutôt. (rires)

Gabriel : Trop bien, tu vas pouvoir mettre des LOL et MDR entre parenthèses.

JNSPUF! : Ouais, c'est cool ça.

Guillaume : En vrai, on cherchait un nom qui sonnait bien, avec une imagerie assez forte, où on pouvait imaginer pleins de choses, sans pouvoir vraiment cerner tout l’univers.

Eric : La sonorité du nom nous plaisait, c'était quelque chose d'assez simple à retenir. Mon père a habité là bas, et j’en avais souvent entendu parlé, mais on connaît pas du tout, et on est pas du tout allemand.

JNSPUF! : C'est la question qu’on vous pose trop, c'est ça ?

Gabriel : Oui, c'est une question qui revient à chaque fois.

Eric : C’est normal qu’on nous demande à chaque fois, mais à l’origine on a choisi le nom instinctivement, du coup on est surpris, et on est obligé de trouver des raisons.

JNSPUF! : Et votre mascotte, la double photo ? C’est en écho au nom du groupe ?

Gabriel : Ouais, ça peut.

Eric : Ca nous évoque pleins de trucs, on trouve ça classe, chacun peut l’interpréter comme il veut.

Guillaume : On a beaucoup développé le côté retro et nostalgique.

Eric : Une certaine nostalgie de l’enfance.

JNSPUF! : Oui, ça se ressent beaucoup dans votre musique.

Eric : On a pris un vieux photomaton des années 60 en fait, on aimait bien l'idée de faire appel aux souvenirs de chacun, parce qu'on a tous des vieilles photos de nos parents jeunes et c’est toujours quelque chose d’un peu étrange.

Guillaume : Tout le monde peut s’y retrouver du coup.

JNSPUF! : Vous chantez à la fois en français et en anglais ? Ce serait quoi les avantages de chaque langue ?

Eric : Prendre du plaisir dans l’écriture des textes et dans l’interprétation. J’écris les paroles, et vu que l’anglais, c’est pas ma langue maternelle, j’ai plus de vocabulaire en français. En anglais, c’est plus les sonorités qu'on aime, et en français, on joue plus avec le sens des mots. On aime bien l'idée de ne pas se priver des deux.

JNSPUF! : Vous avez le sentiment que quelque chose se crée dans la musique français aujourd'hui, une sorte de mouvement qui joue sur les deux univers anglophones et francophones ? Genre les Young Michelin ?

Gabriel : Young Michelin ? Ils chantent seulement en français je crois.

Eric : C'est à dire qu'avant c’était plutôt chanson française, maintenant c’est plus de la pop décomplexée. Le groupe qu’on aime beaucoup c’est Karkwa, ils sont québécois. Leurs morceaux sont super bien produits, ils chantent en français et ça marche très bien, du coup on se dit qu’il n’y a pas de raisons de pas essayer.

Guillaume : On aime bien les sonorités indé anglo-saxonnes, et on respecte vraiment les groupes qui arrivent à conserver ça tout en le liant à des textes en français. C'est une subtile alliance, qui est peut être plus facile à réaliser lorsqu’on a une culture québécoise, par essence liée à la culture anglaise.

JNSPUF! : C'est sûr que les québécois sont plus décomplexés qu’en France, où les groupes ont peur de chanter en français. Et du coup vos influences  au delà de ça ?

Guillaume : Karkwa du coup, Girls In Hawaii, Death Cab For Cutie et Grizzly Bear qui sont incroyables en live.

Gabriel : Radiohead, car même si c'est fréquent, il faut le dire quand même.

Julien : Après ça c’est des groupes qu’on aime bien, mais chaque membre du groupe est marqué par des choses plutôts différentes. Par exemple, moi j’aime bien les grosses guitares, du genre Sonic Youth, Pixies et je pense que les autres pas autant.

Guillaume : On développe quand même une culture assez post-rock sur certains morceaux.

Julien : Comme beaucoup de groupes, on a un univers commun où chacun apporte sa touche.

Eric : Guillaume et moi, on apporte plutôt le côté mélodique, et Julien c’est un autre côté qu’on aime beaucoup, mais qui est moins proche de notre culture, c'est tout ce qui est post-rock un peu psyché.

Guillaume : Julien, il apporte plutôt le son qui va gonfler, et une ambiance qui va prendre le temps de se développer.

Julien : En fait, moi j’aime bien avoir un seul accord. Je suis pas un grand guitariste, alors un accord, ça va, ça me suffit.

Guillaume : Après, on évolue aussi beaucoup et on s’ouvre de plus en plus à pleins de choses différentes.
Julien : J’aime de plus en plus de choses très mélodiques. On a dit souvent qu'Eric avait un côté Alain Souchon dans ses textes, et personnellement la chanson française, c’est pas du tout mon truc, mais là je viens de passer deux semaines à écouter Alain Souchon, et je me dis : "Putain les mélodies sont jolies, les textes sont simples, c’est beau.". Il y a des choses biens partout, même dans la variété.

JNSPUF! : Vos deux univers c’est un peu la vision studio/live, c'est l'énergie du concert qui permet de compenser la perte d'une richesse mélodique du studio non?

Eric : On compose très peu de chansons live, il y a toujours une base un peu produite, mais c'est vrai qu'on développe certains morceaux en les jouant. Pour The Last Song, on a eu beaucoup de mal à l’enregistrer, on préférait nettement la version live. L'idée c'est aussi de se faire plaisir sur Cubase, à superposer les pistes sans se poser la question du live. Je vois assez ça comme un aller-retour entre les deux.

Gabriel : On a pas les trompettes de Anyone sur scène, mais c’est pas grave, c’est juste un peu plus brut, et direct. C’est bien aussi.

Guillaume : On retrouvera jamais la production aussi léchée de nos morceaux studios en concert.

Gabriel : On s’attend pas à retrouver le CD quand on va voir un groupe en concert.

Guillaume : On aime reconnaître, mais on aime pas trop que ce soit identique.

Gabriel : J'ai pas le sentiment que ce soit ce que le public attend de toute manière.


JNSPUF! : C'est intéressant ce que vous dites, je trouve que c'est un peu le problème de Two Door Cinema Club en concert en fait.


Eric : Peut être que leurs morceaux bougent peu du studio au live parce que justement, ils les composent sur une base live. Mais nous, quand on joue en live, nos morceaux évoluent naturellement.

Julien : Le truc c'est qu'Eric produit beaucoup nos morceaux, et ça permet de se discipliner dans la façon de jouer, d'avoir le sentiment de maîtriser quelque chose. Par exemple, je pense que les samplers guident vraiment Gabriel dans sa manière de jouer. C'est l'espèce de perfection à la Phoenix qu'on essaye de retrouver. C'est absolument incroyable et en même temps très étrange la manière dont leur batterie sonne exactement identique en live et en studio.
JNSPUF! : Qu'est ce que ce serait la question qu’on vous pose pas assez ?

Eric : C’est la question qu’on nous pose pas assez.

Guillaume : On y a pas pensé parce qu’on nous l’a jamais posé en fait. Je sais pas, à quoi vous pensez quand vous jouez les morceaux ?

Gabriel : On sait pas en fait, c’est aux journalistes de nous surprendre.

Eric : Il faudrait attaquer le groupe, leur demander de faire part de leurs engueulades ?

JNSPUF! : Vous vous tapez dessus en vrai ?

Julien : Non mais on est des grands gamins, on a tous l’impression d’avoir 24 ans dans la tête, on a nos petits ego, si quelqu’un a une idée, il est capable de rester bloqué dessus pendant des heures. C’est souvent très ridicule, mais ca reste drôle au final.

Eric : Aucun de nous n’a envie de jouer un morceau qui ne nous plaît pas, et du coup c’est difficile que quatre personnes trippent sur la même chose.

Guillaume : Chacun a une perspective différente, mais au final le point de fuite est le même je pense. 
JNSPUF! : Le mot de la fin ?

Guillaume : Faim. Clap. Noir. Coupez.

Eric : Rien ne s’arrête. 

Guillaume : Le meilleur reste à venir. Et sinon, pourquoi Je ne suis pas une fille ?

JNSPUF! : C'est à dire que je fais partie d'un groupe d'amies, et à un moment j'en ai eu marre qu'on me dise : "On y va les filles !". Marion a repris l'idée de "Je ne suis pas une fille !" et voilà.

Julien : Je dis tout le temps "On y va les meufs !" à mes potes. 

JNSPUF! : Méfie toi, ils risquent de te dire : "Je ne suis pas une meuf !" un jour.



(Merci beaucoup à iVox sans qui cette entrevue n'aurait jamais eu lieu.)

dimanche 10 octobre 2010

"Des fois, il vaut mieux un bon yaourt qu'un mauvais français."

jeudi 7 octobre 2010

Kermesse

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mercredi 6 octobre 2010

Arrêtons nous un instant sur un album qui est sorti en début d'année en Angleterre mais qui n'arrive que maintenant en France, une jolie surprise au milieu de la grisaille bretonne... C'est le premier album solo de Fyfe Dangerfield, le leader/chanteur de mes chouchous Guillemots dont je ne peux pas dire de mal depuis leur premier album extraordinaire Through the Windowpane (inévitablement l'objet d'un article un jour), même quand ils dérapent un peu (conf "Un Album Raté Réussi" ). Nous retrouvons donc Fyfe dans un univers plus personnel, pour un disque plus intimiste qui réserve de jolies surprises et quelques moments de grâce. L'album est assez hétéroclite, comme si Dangerfield avait rassemblé ces morceaux après coup, ils défilent comme les scènes au théâtre et auraient certainement fait une très belle bande originale.


Les deux premières chansons illustrent bien ce manque d'unité. Fly Yellow Moon démarre sous les meilleurs hospices (When you Walk in The Room) avec les cris de joie de Fyfe et une balade pop qui rend heureux comme seuls les gens outre-Manche savent le faire. Des sons électriques, de la légèreté, moins lyrique qu'il n'a pu l'être mais mais beaucoup plus digeste que Red... Il ne m'étonnerait d'ailleurs pas que la majorité de ces chansons ait été composées avant le deuxième album du groupe. So Brand News part elle dans un tout autre genre, on ne reconnaît pas tout de suite la voix de Dangerfield dans cette balade folk très Amérique profonde, on pense aux Shins ou à Wilco mais pas immédiatement à Guillemots. La suite alterne lovesong et morceaux plus pop. Barricades (aucune ressemblance avec le morceau d'Interpol ! ) et ses violons, les deux guitares-voix Livewire et Don't be Shy à la mélancolie exacerbée, le très grave Firebird comme une complainte.



On retrouve la fougue, la profondeur et le lyrisme de Guillemots sur Faster than the Setting Sun et She Needs Me. Deux feux d'artifices, des couplets plein de tension, des refrains sous forme de délivrance, des violons, des cuivres, on croule sous les instruments, une voix qui se dédouble et qui part dans les aIgüe avec grâce. On voudrait que ça dure 7, 8, 15 minutes comme il l'a déjà fait, que ça s'arrête, que ça reprenne... D'ailleurs She Needs Me fini par une phrase "Faster Than the Setting Sun" comme si les deux morceaux n'en formait qu'un, sur Through the Windowpane, il n'y en aurait certainement eu qu'un...






Hight on The Tide mérite à elle seule la note à venir de l'album... La plus cinématographique, très comédie musicale, des cris de mouettes, des rires d'enfants, le bruit des vagues, on est pas loin de Neil Hannon et ses Divine Comedie, magique, on se croirait en front de mer, Fyfe sifflote à la fin, tout est parfait, une carte postale de luxe... Certainement l'une des meilleures chansons que Dangerfiels ait jamais composé (désolé je n'ai pas trouvé de vidéo de qualité...)



L'album finit par Any Direction, une jolie popsong qui pose LA question cruciale quant à l'avenir du bonhomme et de sa band "This could go in any direction, any direction at all". Dans quelle direction vont-ils s'aventurer ? Fyfe Dangerfield va-il-continuer sur la piste de Red au risque de s'égarer définitivement ou plutôt rebrousser chemin comme le laisse présager Fly Yellow Moon ? La route est longue pour retrouver les sommets de Through the Windowpane mais cet album solo laisse espérer... Comme quoi même si on s'appelle Fyfe tout n'est pas foutu...









Sinon Carl Barat va être papa et du coup il est devenu adulte et ça a l'air cool :




à la revoyure.