lundi 26 décembre 2011

Les top5 se dévoilent enfin...


Greenwood



20 Iceage - New Brigades.
19 Is Tropical - Native To
18 The Pains of Being Pure at Heart - Belong
17 The Drums Portamento
16 Washed Out - Within and Without
15 Peter Bjorn and John - Gimme Some
14 John Maus -  We Must Become the Pitiless Censors of Ourselves
13 Justice - Audio Video Disco
12 Yuksek -  Living On The Edge Of Time
11 Guillemots - Walk the River
10 Mondkopf - Rising Doom
9 The Shoes - Crack my Bones
8 Lykke Li - Wounded Rhymes
7 Other Lives - Tamer Animal
6 The Antlers - Burst Apart






5 Cut Copy - Zonoscope. 
Si on faisait les top2011 au mois de février, Cut Copy aurait été sur la plus haute marche. Les Autraliens échouent à la cinquième place. Pourtant, dix mois plus tard, les boucles electro, les nappes aquatiques et les percussions synthétiques sont toujours aussi catchy. Les morceaux évoluent toujours là où on ne les attend pas. La quintessence de l'electro-pop (autralienne) avec l'une des chansons de l'année Pharaohs & Pyramids que l'on trouve bien sur ici. Voir aussi ici


4 SBTRKT - SBTRKT
On ne parle pas souvent de dubstep. Mais force est d'avouer qu'on ne pouvait pas passer à côté de cet album à la production impeccable. À la croisée de la pop et du RnB, SBTRKT rend le dubstep accessible. Le choix des voix est parfait, c'est fragile, délicat et entêtant. Le DJ londonien démocratise parfaitement le genre. Voir aussi ici.





3 Metronomy - The English Riviera
Les Anglais allaient bien arriver quelque part. C'est un peu le groupe de l'année avec l'album pop de l'année qui finit à la troisième place. Une fois encore, une production parfaite où se détache le moindre son, la moindre note. D'une pureté et d'une fragilité déconcertante. Metronomy réussit brillamment sa reconversion vers le monde de la pop rafraîchissante et pétillante sans pour autant tomber dans la facilité comme le prouve la remarquable conclusion de The English Riviera. À écouter sur la plage. Voir aussi ici.






2 Radiohead - The King of Limbs (+ other tracks)
Un peu seul contre tous sur ce coup... The King of Limbs a dérouté tout le monde. Amenant de l'eau au moulin des détracteurs de Radiohead et laissant les fans quelque peu dubitatifs. C'est un album très exigeant. Il faut écouter une trentaine de fois la première partie pour commencer à voir ou la bande de Thom Yorke veut en venir. Sûrement une vingtaine de fois de plus pour vraiment les apprécier. Il n'empêche que cet album compte parmi ses titres certaines des plus belles compositions du groupe comme Separator ou Codex. Sur la forme, The Butcher et Supercolider viennent parfaitement compléter un disque trop court au goût de certains (huit titres). Comme un pied de nez, Radiohead sort The Daily Mail en fin d'année pour rappeler à tout le monde que les anglais forment toujours le plus grand groupe (en activité)... Voir aussi ici



1 M83 - Hurry up, We're Dreaming
Un Frenchie sur la première marche! Un petit Antibois, parti faire fortune aux USA comme les Phoenix avant lui. Il délivre un album aux allures de rêve américain. Hurry Up, We're Dreaming c'est la consécration de la pop totale. Une oeuvre de 22 titres sans temps morts, qui joue parfaitement autour de ses tubes et de ses transitions. L'electro pop poussée à la perfection dans une année qui n'a pourtant pas été avare en la matière. Bravo! Voir aussi ici


Cassius


20 Mogwai - Hardcore Will Never Die, But You Will.
19 Los Campesinos! - Hello Sadness
18 The Horrors - Skying
17 Is Tropical - Native To
16 John Maus - We Must Become The Pitiless Censors of Ourselves
15 The Kills - Blood Pressures
14 Anna Calvi - Anna Calvi
13 Cults - Cults
12 Peter, Bjorn & John - Gimme Some
11 M83 - Hurry Up, We're Dreaming
10 The Shoes - Time To Dance
9 Lykke Li - Wounded Rhymes
8 Juveniles - We Are Young EP
7 The Pains of Being Pure At Heart - Belong
6 The Dodos - No Color


5 We Were Promised Jetpacks - In The Pit Of The Stomach

Un album de rock pur et intéressant. Les riffs puissants et l'énergie hallucinante qui se dégage de cet album me rappellent que oui, j'aime encore ça le rock. Même si la formulation est datée. Voir aussi ici. J'avais mis 7 cotons tiges, à l'époque, donc définitivement un disque qui mûrit à l'écoute.




4 Battles - Gloss Drop
Grosse bataille pour la 4e place, ce Gloss Drop de Battles. Quand j'écoute le trio d'ouverture Africastle, Ice Cream et Futura, j'ai envie de le placer immédiatement en album de l'année. Et puis j'écoute le reste, et je me lasse légèrement en arrivant à la fin. C'est beau, c'est bizarre, c'est compliqué, mais c'est surtout très amusant et hyper groovy. Voir aussi ici.



3 Misteur Valaire - Golden Bombay
Le podium se partage pour moi entre deux albums qui présentent un état d'esprit plus ou moins similaire : pousser l'originalité et le mélange des genres un cran au dessus. La version québécoise est proche de l'electro-jazz mais emprunte au funk, au blues, au hip-hop, à la techno et à la pop. Mais loin de créer un style unique et homogène, les chansons de Golden Bombay passe d'un genre à l'autre dans un maëlstrom musical étonnant et exceptionnellement digeste. Voir aussi ici et ici pour une bien belle interview incompréhensible.

Ave Mucho


2 Quadricolor - Hide/Lie/Pretend/More/Than EP
La version française est plus limitée dans les registres couverts (difficile de faire plus cross-over que Misteur Valaire) mais emprunte malgré tout une variété de styles et d'influences. Les niçois restent hantés par les spectres de Radiohead et Grizzly Bear mais proposent enfin sur cet EP leur propre univers. Les quatre chansons figurent parmi les meilleures productions locales de l'année. The Wrong Way est inventive et intelligente, Clammy Fingers retrouve un hédonisme dance qui pouvait jusqu'alors leur faire défaut, Time Is Up est l'équilibre parfait entre puissance et mélodie, et Mediterranean's clôt l'EP sur un chorus entêtant. Cet EP figure à la deuxième place tout simplement parce qu'un album de Quadricolor aurait été deux fois plus long et deux fois mieux. Quasi-garanti. Voir aussi ici et ici pour une interview intéressante et amusante.

Time Is Up


1 WU LYF - Go Tell Fire To The Mountain
L'album qui fâche. L'album de l'année ? Vraiment ? Oui vraiment. 2011 est enfin l'année où un groupe aura suscité des passions, des haines. Plus de l'indifférence. Cette indifférence insupportable qui caractérise notre époque molle. Je me battrais donc pour défendre WU LYF dont la musique peut horripiler autant qu'elle peut transcender. WU LYF ne joue pas mieux que tout le monde, mais il joue différement. WU LYF joue cette heavy-pop désespérée et lumineuse qui crashe des cymbales comme si c'était les dernières.

samedi 24 décembre 2011

De 10ème à la 6ème place.
Greenwood


10 Mondkopf - Rising Doom.
Un très grand album d'électro français. C'est une balade galactique que nous propose ce français, la tête dans la lune. Martial, puissant, sombre ou étincelant. Souvent grandiose. Voir aussi ici (by Greenwood)



9 The Shoes - Crack my Bones
Encore des Français ! Tout comme Yuksek, ils triomphent grâce à leur electro-pop étincelante. Une succession assez incroyable de tube. Facile. 



8 Lykke Li - Wounded Rhymes
Une grande prêtresse venue du nord nous enchante de ses mélodies ensorcelantes. Superbe en live sur ses terres suédoise. Voir aussi ici (by Cassius)



7 Other Lives - Tamer Animal
Écoute tardive d'un disque qui aurait mérité une critique intégrale. À la croisée de nombreux chemins,  new wave, folk... toujours propre et soigné. On pense à The National avec un côté lugubre assez fascinant. 
Tamer Animal


6 The Antlers - Burst Apart
Les américains délivrent un second album d'une pop brumeuse pleine de mélancolie et de grâce. Voir aussi ici (by Greenwood)
10 The Shoes - Time To Dance
Des similitudes avec l'ami Greenwood sur ce bout de top puisque le mien commence aussi avec les Français de The Shoes qui hésitent constamment entre pop et electro. Heureusement d'ailleurs.
Time To Dance


9 Lykke Li - Wounded Rhymes
Et encore une passion commune pour cette suédoise à l'univers singulier et très réussi. Claviers épars, rythmes tribaux, et voix enchanteresse.
Get Some


8 Juveniles - We Are Young EP
Oui un EP en 8e place du top. Je ne peux pas ne pas le faire figurer ici, tant cette synthpop rennaise a marqué mon année 2011. Un single minimaliste (We Are Young), des coups de sang post-punk (Night Nights, Promise) et un superbe instrumental d'inspiration post-rock Avant Garde is French for Bullshit. Un joli coup, parfois oublié à cause de ce single trop discret. Espérons que 2012 soit leur consacration. Voir aussi ici.
We Are Young


7 The Pains of Being Pure At Heart - Belong
Mon dernier point commun avec Greenwood sur un album vraiment amusant. Un anti-Sum 41 en quelque sorte. Là où le rock se lisse jusqu'à perdre toute intensité et signification, les New Yorkais prennent le contrepied et salisse leur pop innocente pour nous offrir ce bel objet shoegaze et résolument année 80.
Even In Dreams


6 The Dodos - No Color
Les Californiens ont ré-embauché leur premier producteur, ce qui donne ce disque de folk rock psychédélique aux mélodies imparables et aux sonorités uniques. Voir aussi ici.
Companions
De la 15ème à la 11ème place. 

Cassius
20 Mogwai - Hardcore Will Never Die, But You Will.
19 Los Campesinos! - Hello Sadness
18 The Horrors - Skying
17 Is Tropical - Native To
16 John Maus - We Must Become The Pitiless Censors of Ourselves


 


15 The Kills - Blood Pressures
Clairement pas le meilleur album des Kills, mais une confirmation de plus pour un duo très talentueux. Un duo qui se permet ici quelques écarts, comme avec le rock skanky de Satellite ou la balade soul de The Last Goodbye.



14 Anna Calvi - Anna Calvi

Cf. ici



13 Cults - Cults
Un album de sunshine pop bien plus malin et référencé qu'il n'en a l'air.




12. Peter, Bjorn & John - Gimme Some
Les maîtres de la power-pop scandinave se refont un petit tour du propriétaire.

Voir aussi ici.



11. M83 - Hurry Up, We're Dreaming
Un disque épique qui rappelle que notre ère du mp3 surcompressé peut aussi faire des merveilles

Voir aussi ici (by Greenwood)



Greenwood





20 Iceage - New Brigades.
19 Is Tropical - Native To
18 The Pains of Being Pure at Heart - Belong
17 The Drums Portamento
16 Washed Out - Within and Without







15 Peter Bjorn and John - Gimme Some.
De la power-pop survitaminée. Ces suédois nous mettent de bonne humeur au premier accord de guitare. 


Voir aussi ici (by Cassius)






14 John Maus -  We Must Become the Pitiless Censors of Ourselves
Un prof de philo déjanté croit faire de la musique FM. Résultat: de la cold wave glaciale et glaçante. À voir en live. 


Voir aussi ici (by Greenwood)

13 Justice - Audio Video Disco
Un disque de pop pour un groupe electro, Un classique de 2011. Reconversion réussie en héros d'une pop triomphante et héroïque aux accents rock progressif étonnants.

 

12 Yuksek -  Living On The Edge Of Time
Encore un frenchie qui devient mainstream et nous réjouit de ses hymnes electro-pop. 


voir aussi ici (by Greenwood)


 

11. Guillemots - Walk the River
Après un deuxième album raté, Fyfe Dangerfield redonne une nouvelle impulsion à ses Guillemots qui s'envolent à nouveau. Lyrique et souvent magnifique. 


Voir aussi ici (by Greenwood)
Et oui, ça y est, c'est enfin l'heure de boucler notre classement de l'année. Des centaines de disque qu'on a écouté cette année (oui oui), on a donc retenu nos 20 petits préférés chacun et pour garder un peu de suspense (on est calé niveau attente du lectorat) on vous parle d'abord des cinq derniers du classement, puis des cinq avant derniers et ainsi de suite pour finir par vous parler des meilleurs disques de 2011, rien que ça.


Cassius




20 Mogwai - Hardcore Will Never Die, But You Will
Les Glaswégiens s'éloigne du post-rock des débuts pour un grand disque sombre mais plus apaisé. C'est également légèrement plus direct que les albums précédents, et ça fait quand même très plaisir. Les noms de pistes sont aussi un point bonus pour les Ecossais. How To Be Werewolf ou même You're Lionel Richie, ce genre de trucs.





19 Los Campesinos! - Hello Sadness
Des Gallois qui restent aussi bons et puissants qu'à la première heure. Avec une pointe de maturité qui régule  avec succès leur excès de folie. Mais on en a déjà parlé y'a vraiment pas longtemps donc voilà quoi.




18 The Horrors - Skying
Plus on avance dans la discographie des Londoniens et plus ils semblent se spécialiser dans un revival précis. Du garage 60s, on arrive donc vers le pyschédélisme du tout début des années 80 (ou alors de la fin des 70s mais on va pas chipoter non plus hein). Un très bon disque, légèrement plus optimiste que les précédents. Le soleil commence à percer les gars, allez-y c'est par là.





17 Is Tropical - Native To
Définitivement un disque très surprenant, qui fait habilement le mélange des genres. On en a déjà beaucoup parlé ici, un disque contrasté à la fois sombre et lumineux, mélange habile de guitares saturées, synthés distordus, voix qui grésille, boîtes à rythme, batteries déconnantes et aussi tout le contraire. C'est assez difficile de décrire cet album, mais on a beaucoup aimé son côté résolument moderne et lo-fi.




16 John Maus - We Must Become The Pitiless Censors of Ourselves
L'ami John Maus nous a donné un concert tellement fou et abscon à Stockholm que je me devais de le faire figurer quelque part. Sa new-wave glaciale et dramatique était clairement un bon souvenir de 2011. Les 'tubes' de John Maus sont très particuliers (cette voix lointaine qui fait écho à elle même, ces synthés superposés à l'infini) mais il faut avouer que Quantum LeapCop Killer ou même Believer ont des refrains plus qu'obsédants capable de rester en tête des jours durant. Toutes les chansons se construisent plus ou moins sur la même base, il n'y a donc pas de morceau à jeter, une fois qu'on a adhéré au style de ce professeur de philosophie vraiment pas comme les autres.



Greenwood




20 Iceage - New Brigade


Ce n'est pas du tout le genre d'album que je fais l'effort d'écouter en général. Grand bien m'en a pris. Jeune, nerveux, pressé, sombre et efficace. 12 fois 2 minutes de punk survolté. Surprenant. 

New Brigade



19 Is Tropical - Native To


C'est ma révélation live de l'année. Une énergie folle qui compense largement une technique sûrement loin de la perfection. Pour faire un bon live, il faut de bonnes chansons. Native To réserve quelques pépites d'un joyeux bazar électro-rock signé Kitsuné. 


Voir aussi ici (by Cassius)

Lies



18 The Pains of Being Pure at Heart - Belong


Le nom du groupe résume bien l'esprit. Du rock adolescent, innocent, insouciant. Ça pourrait être très mauvais, c'est très bien fait. Une voix blanche teenage, tellement classique que cela en devient original. 


Voir aussi ici (by Cassius)

Heart in your Heartbreak



17 The Drums - Portamento


Les Drums utilisent les mêmes recettes que pour le premier album. Ça fonctionne toujours aussi bien.  On aime ou on déteste cette new wave pleine de soleil: Ian Curtis en transat.  

Money 



16 Washed Out - Within and Without


Un album vraiment à part cette année. Une chilwave envoûtante et mystérieuse. Synthétique et gracieuse. Désespérée et joyeuse à la fois. 

mercredi 21 décembre 2011

LES CHANSONS DE L'ANNÉE
8tracks_
MP3_

Battles - Futura
The Black Keys - Lonely Boy
Breton - Edward The Confessor
Cults - Abducted
Cut Copy - Pharaoh & Pyramids
The Dodos - Black Night
Foster the People - Call it What you Want
Gotye - Somebody That I Used To Know (feat. Kimbra)
Is Tropical - Lies
Juveniles - We Are Young
Kakkmaddafakka - Restless
Lana Del Rey - Video Games
Los Campesinos! - Songs About Your Girlfriend
Lykke Li - Get Some
M83 - Midnight City
Metronomy - The Look
Misteur Valaire - Monster Donte
Mogwai - Rano Pano
Mondkopf - Day Of Anger
Panda Bear - Alsatian Darn
Peter Bjorn and John - Second Chance
PJ Harvey - The Last Living Rose
Quadricolor - Time Is Up
Radiohead - Lotus Flower
Smith & Burrows - This Ain't New Jersey
The Shoes - Time To Dance
The Strokes - Under Cover Of Darkness
Totally Enormous Extinct Dinosaurs - Household Goods
TV on the Radio - Second Song
Woodkid - Iron
WU LYF - Concrete Gold

samedi 17 décembre 2011

BILAN GÉNÉRAL

2011 a été une superbe année musicale. Plein de nouveaux groupes, plein de bonnes surprises, de confirmations et avec ce traditionnel lot de déceptions qui nous permet d'être un peu méchant de temps en temps. 2011, c'est aussi l'année du renouveau français, cinq albums dans le top 20 de Greenwood alors qu'en 2010 c'était 0 pointé. 2011, c'est le triomphe de l'électro-pop à la française mais aussi le retour de Radiohead après quatre longues années d'absence. Et au delà de ces indéniables réussites nationales, il y a toute une génération qui arrive derrière au moins aussi prometteuse, donc 2011 est une année validée aussi pour tout ces groupes français qui n'ont pas encore sorti d'album mais qui sont très prometteurs.

Avant de dévoiler nos top20 albums respectifs, 2011 en vrac ça donne à peu près ça.

LE PIRE VIDÉO-CLIP

Coldplay - Paradise



LES MEILLEURS VIDÉOS-CLIPS

Iron - Woodkid



Black Keys - Lonely Boy

Bon c'est un mème facile, mais tellement génial qu'on ne peut pas ne pas aimer. Levi's l'a bien compris d'ailleurs.



Battles - Ice Cream

Un clip fou, sale et pop. Tout ce que j'aime.



Is Tropical - The Greeks

Au final je ne sais toujours pas quoi en penser, donc ça ne peut être que bon signe.



Frànçois & The Atlas Mountains - Les Plus Beaux

Un clip qui aurait pu être réalisé par Michel Gondry.



LA CHANSON DE 1986 QUI EN DISAIT LONG SUR LEUR POTENTIEL ET QU'ON A RETROUVÉ CETTE ANNÉE

ON A FRIDAY aka RADIOHEAD - Girl

L'ALBUM LE PLUS DÉCEVANT
Metronomy - The English Riviera
Oui je sais j'en remet une couche et c'est pas gentil. Mais en même temps il faut essayer de comprendre, je suis déçu par cet album beaucoup trop pop. C'est tranquille, c'est fade et c'est chiant. Le pire dans tout ça, c'est que Metronomy est devenu le groupe des putes à franges, un groupe facile qui fait des BO de vidéos Youtube affreuses (genre une meuf qui parle de ses Louboutins). Alors merci les gars mais moi je passe. Heureusement que le live est beaucoup moins lisse.
Cassius


The Strokes - Angles
Déçue déçue déçue. Je suis pourtant ultimement fan des New-Yorkais (de celles qui appelaient Julian Casablancas "Dieu" et qui ont toutes les B-sides et les démos, même celles où on entend rien tellement le son est dégueulasse) mais là j'aurais préféré qu'ils splittent proprement après First Impressions of Earth. Avec dignité. Plutôt que de sortir ce truc enregistré uniquement "parce qu'on nous a proposé tellement d'argent qu'on ne pouvait pas refuser".
Marion

Wu Lyf - Go Tell Fire To the Mountain 
Moi aussi j'en remets une couche parce que y'a pas de raison. Wu Lyf, THE groupe hype of the Year, qu'il faut "A-DO-RER", tellement c'est alternatif et tellement le son est super underground. Au final : c'est brouillon, une voix criarde, quasi inécoutable. Même en live ça reste approximatif, ça joue au rocker mais c'est pas suffisant pour combler un manque criant de maturité.
Greenwood

LA PIRE POCHETTE D'ALBUM
The Strokes - Angles



L'OBJET LE PLUS COOL DE L'ANNÉE


Radiohead - The Universal Sigh


NB: Si vous l'avez pas, vous êtes carrément pas cool.

L'OBJET LE PLUS KITSCH DE L'ANNÉE


L'album de Noël de She & Him.


LE DUO LE PLUS IMPROBABLE (le pire aussi)

COLDPLAY feat RIHANNA - Princess of China

L'HOMME DE L'ANNÉE

JAMES MURPHY (leader de LCD Soundsystem).
Le meilleur groupe d'electro des années 2000 n'est plus. Son leader mythique organise des funérailles grandioses au Madison Square Garden (Arcade Fire en Guest), what else...


LES MEILLEURS CONCERTS

ARCADE FIRE - Popaganda Festival - Stockholm


PVT - Point Éphémère - Paris

TAME IMPALA - Mainsquare Festival - Arras

AIR - L'Étage - Rennes

IS TROPICAL - Le Cargo - Caen / Popaganda Festival - Stockholm / Debaser - Stockholm

BATTLES - Route du Rock - St Malo
Une véritable machine folle, euphorisante et dansante. De 2h à 3h20 du matin quand même, donc bel exploit. Ils ont même joué Atlas, alors que normalement ils auraient pas du.


ELECTRELANE - Route du Rock - St Malo
C'était loin d'être le groupe le plus attendu de la soirée, mais les quatre Anglaises ont quand même fait des miracles. Un concert où tu ne connais pratiquement pas la musique et dont tu repars en ayant envie d'acheter leur discographie, c'est un bon concert.

ARCHIVE - Festival Beauregard - Caen
C'était puissant.

MEILLEUR FESTIVAL AVEC DES PISCINES

Popaganda - Stockholm (avec Arcade Fire, Lykke Li, Cults, Is Tropical, Delorean, etc.)

MEILLEUR FESTIVAL SOUS LA PLUIE

Route du Rock - St Malo. C'était très très humide, mais c'était aussi très très bien. Cults, The Kills, Battles et Mogwai notamment. Et puis c'est quand même le seul festival où les gens parlent vraiment de musique avant les concerts. L'anti-Papillons de nuit en quelque sorte.

MEILLEUR FESTIVAL SOUS LE SOLEIL

Festival Beauregard - Caen. Oui, on aime s'embourgeoiser début juillet et vous faire des live reports schizophrènes.

MEILLEUR FESTIVAL SOUS L'ALCOOL

Les Transmusicales. Il y avait Breton, Juveniles et Kakkmaddafakka qui ont livré d'excellentes performances. C'est cool décembre définitivement.

LE PIRE FESTIVAL

Main Square Festival - Arras (Arcade Fire, Moby, Coldplay et tant d'autres n'ont pas réussi à faire oublier une organisation et un site catastrophique...).

LE PIRE CONCERT (ou peut-être LE MEILLEUR...)

JOHN MAUS - Debaser - Stockholm
On n'est pas encore très sur si c'était vraiment un concert d'ailleurs.

mercredi 14 décembre 2011

S'il y'a un truc qui est chouette au mois de Décembre, c'est quand même les tops de fin d'année. Qu'on aime ou non le principe, on peut pas franchement nier que ça permet au moins de lutter (un peu) contre l'effet zapping qui semble être une des caractéristiques de la décennie. Au moins grâce à ça, on a l'occasion de se replonger dans les disques qu'on écoutait au tout début d'année (et qui paraissent forcément être sortis en 2008, genre) ou alors mieux, vite vite découvrir qu'on en a laissé pleins alors que pourtant 'c'est trop les meilleurs franchement'. Donc voilà comment -tout en préparant mon top de l'année bien sûr je suis sérieux vous croyez quoi- j'ai écouté le nouvel album de Los Campesinos!, un disque plutôt surprenant de leur part.



Déjà le titre de l'album interpelle légèrement : Hello Sadness. Alors, en fait, vous avez vendu vos glockenspiel et votre bonne humeur communicative ou c'est juste une bonne grosse blague (les Gallois aiment beaucoup l'auto-dérision, rappelez vous l'album précédent s'appelait quand même Romance Is Boring, parce que oui ils n'aiment pas parler d'amour, non pas du tout). Donc on écoute attentivement les premières notes, et on constate que leur style s'oriente définitivement vers de plus en plus de maturité et de moins en moins d'épilepsie. On constate aussi que la complexité des morceaux a encore progressé. Plus question de faire des chansons de moins de 2 minutes et surtout pas sur 4 accords. On se rappelle forcément le premier album et  le mythique ONE! TWO! THREE! FOUR! qui agressait les oreilles dès les premières secondes de Broken Heartbeats Sound Like Breakbeats et on se dit que finalement Los Campesinos! ne perd pas vraiment de sa puissance ni de sa violence même après 4 albums (les Gallois restent -sous des airs pop gentillets- un groupe de punk et on a tendance à l'oublier). Certes, l'ensemble paraît moins incontrôlable que les précédents albums et c'est sans doute la maturité qui parle.

Hello Sadness est en fait très proche de l'esprit de Romance Is Boring, c'est à dire un album mature en apparence mais jamais totalement stable, constamment prêt à exploser (ou imploser à défaut). C'est précisément cette tension entre refrains puissants et guitares sur le fil qui fait de Hello Sadness un excellent disque, mature mais jamais complètement désespéré, doté d'une vraie force intérieure.

Comme sur Romance Is Boring, on retrouve un excellent single, Songs About Your Girlfriend, qui montre une fois de plus (si c'était nécessaire) que les Gallois n'ont plus rien d'adolescents et peuvent  écrire des pop songs géniales et nerveuses sans avoir à se compromettre d'aucune manière.

Et si la tristesse est clairement le thème central du disque, elle s'exprime plus véritablement sous les traits d'une force désespérée qui peut venir d'un tel sentiment. Voir à ce titre Baby I Got The Death Rattle ou même Light Leaves, Dark Sees Pt II qui valent quand même mille fois mieux qu'une pleurnicherie inintéressante et morne. Et puis il y a quand même de sacrés riffs de guitare à l'intérieur.


lundi 28 novembre 2011

Et puisqu'on va finir par croire que 2011 c'est vraiment pas la crise du disque, à la longue liste des sorties de l'année s'ajoute le retour des californiens de The Dodos.

Petit rappel: les Américains avaient sorti en 2008 un excellent et inclassable premier album, Visiter, un petit chef d'oeuvre de folk psyché bancale, avec guitares mal accordées qui grincent, percussions qui s'emballent sur des rythmes inventifs et chant lumineux. Le deuxième album était plus homogène mais sans doute un peu moins réussi, la faute d'une production trop lisse et méticuleuse qui avait troqué les Dodos brut de décoffrage contre un modèle plus sage, façon Fleet Foxes. Et si le songwriting était toujours impeccable, le lissage faisait indéniablement perdre du charme à ce très bon groupe.



Les voici donc de retour avec leur premier producteur (oui!) pour l'album No Color. Non seulement on est satisfaits de ré-entendre les guitares buzzer de partout, mais on est également soulagés de constater que ce nouvel album marque malgré tout une véritable évolution du groupe. Black Night ouvre à ce titre l'album de la meilleure manière qui soit puisqu'on peut déjà se dire que la chanson fera indéniablement partie d'un classement futur qui répertorie les meilleures chansons de l'année (au pif comme ça sans rien révéler du tout). On retrouve sur cette ouverture tout ce qui nous avait séduit à la base, l'esprit néo-psyché fait de guitares et de percussions qui réveillent les voisins. 

Les Dodos innovent néanmoins sur ce nouvel album par un changement tout simple mais qui peux bien souvent faire la différence : la distorsion. Oui, les Dodos nous refont le coup de Bob Dylan en 1965 et électrisent leur folk sur ce troisième album, ce qui est bien plus surprenant que cela en a l'air pour les habitués de la rugosité très accoustique de l'ex-duo (une rugosité qui leur permet de faire tout un tas de merveilleux concerts à emporter notamment). Ex-duo car, autre innovation intéressante, une voix féminine et une deuxième guitare viennent s'immiscer dans le duo et ajoute de la complexité au moulin autrefois un tantinet binaire des Californiens. Dernières innovations notoires, l'utilisation de cordes subtiles et d'un marimba qui se fait sa place sur l'excellente Hunting Season.

Si l'album perd donc de son côté brut et rugueux, il le perd d'une bien meilleure manière que le deuxième opus. Il y a quelque chose d'extrêmement fascinant chez les Dodos à les observer créer du beau avec du moche. Pour expliquer la chose, on peut se référer à Compagnions, qui commence comme du bon Visiter, puis mue en quelque chose de supérieur, une vraie chanson pop déglinguée qui possède des mélodies d'une richesse incomparable et une grâce quasi-mystique très rarement atteinte par les Dodos auparavant (The Season présente sur le premier opus peut malgré tout rivaliser)

Et si toutes les chansons ne s'en sortent pas aussi bien que les sus-mentionnées, on ne peut que saluer ce retour qui augure de très bonnes choses pour la suite de leur discographie.